Des subventions allant jusqu’à 100 000 $ par an, avec des engagements allant jusqu’à deux ans, sont disponibles pour les organisations dirigées par des Autochtones qui travaillent dans la défense, le développement et/ou la décolonisation des peuples autochtones et de la planète.

Le portail est maintenant FERMÉ
Les invitations pour les candidatures complètes, si elles sont sélectionnées, devraient être publiées par
6 septembre 2022

INFORMATIONS QUANT AU PROCESSUS DE SÉLECTION DES BOURSIERS

Les lettres d’intérêt doivent être envoyées au plus tard le lundi 1er août 2022 à 17 heures, heure normale du Centre. 

Les candidats sélectionnés recevront une invitation à soumettre des demandes complètes d’ici le mardi 6 septembre 2022. Les candidats non-sélectionnés seront à cette date informés du refus de leur candidature. Les demandes finales doivent être envoyées avant le mercredi 5 octobre 2022 à 17 heures, heure normale du Centre
Les sélections finales devraient être effectuées d’ici fin octobre 2022. Les projets d’Autodétermination communautaire débuteront le 1er novembre 2022.


OBJECTIF ET APPROCHE DE LA BOURSE

Les bourses d’Autodétermination communautaire sont destinées à soutenir des solutions durables pensées et développées par les communautés dans chacun de ces trois domaines stratégiques clés : défendre, développer et décoloniser. Les bourses sont destinées à soutenir et investir dans les visions sur le long terme et dans la pérennité des communautés autochtones et des organisations gérées par des autochtones et de renforcer l’autodétermination des peuples autochtones afin de créer un monde juste, équitable et durable pour l’ensemble des individus comme pour la planète. Ce financement conséquent et flexible sur plusieurs années aidera à subvenir au fonctionnement général et au renforcement des capacités de l’organisation ainsi qu’aux besoins financiers et holistiques de ses initiatives globales et programmes spécifiques.  

Les bourses d’Autodétermination communautaire sont destinées à renforcer et à favoriser la pérennité financière des organisations gérées par des autochtones sur le long terme, par le biais d’un soutien financier et d’investissements. Ce type de financement, reconnu depuis longtemps comme bénéfique pour toute startup ou entreprise du secteur privé, sera non seulement un tremplin pour les organisations gérées par des autochtones, mais aussi la source d’une transformation profonde pour les organisations communautaires et organisations militantes de base au plus près des problèmes et de leur impact. Tandis que nous finançons des efforts d’envergure nationale, nous donnons intentionnellement la priorité aux efforts communautaires militants de base. La justice climatique et la justice autochtone sont au cœur de la mission de la bourse d’Autodétermination communautaire.  

L’approche du NDN repose sur la réciprocité et l’entraide, ce qui peut inclure un partenariat d’idées et le partage de ressources contribuant au renforcement des capacités. Les relations sont au cœur de cette approche. Elles favorisent le changement systémique et la participation en encourageant les personnes les plus affectées à se sentir responsables les unes des autres et à agir pour changer les conditions qui tiennent le système en place. C’est la communauté qui doit déterminer les étapes nécessaires à leur véritable autodétermination. Les fonds offerts par le NDN aident à subvenir aux besoins matériels des communautés tout en s’attaquant aux causes profondes avec des solutions pensées par la communauté.  Cette approche encourage des modèles de pensée libres, innovants et créatifs permettant d’engager un changement sur le long terme. 

Le NDN s’engage à continuer à honorer un développement économique et communautaire guidé par des principes régénératifs centrés sur la Terre. Le terme « régénératif » représente la capacité à se reconstituer, se renouveler ou se rétablir, en particulier après une situation de perte ou de dommage. L’engagement du NDN en faveur de normes nouvelles et meilleures fait également partie des solutions communautaires. NDN s’engage au plus haut point à soutenir la souveraineté et l’autodétermination autochtone en faveur d’une justice et d’une équité de tous les individus et de la planète.  

C’est dans l’optique de ces principes et du cadre « Défendre, Développer, Décoloniser » que les candidatures des partenaires boursiers seront examinées et sélectionnées.  

TYPE DE BOURSE

Des bourses d’un montant maximal de 100 000 dollars par an, pour des engagements allant jusqu’à deux ans, sont disponibles pour les organisations dirigées par des autochtones qui travaillent à la défense, au développement et/ou à la décolonisation des peuples autochtones et de la planète, avec une attribution maximale de 200 000 dollars pour les engagements sur deux ans.

CRITÈRES D’ADMISSIBILITÉ À LA BOURSE

Les tribus, les Premières Nations et les organisations à but non lucratif dirigées par des autochtones de l’île de la Tortue et au-delà (les Samoa américaines, Guam, les Îles Mariannes du Nord, Porto Rico et les Îles Vierges américaines) couvrant l’Amérique du Nord et les frontières postcoloniales du Mexique, du Canada et des États-Unis peuvent postuler à l’un des domaines d’actions principaux précisés ci-dessous. 

NDN définit une organisation ou une entité comme étant « gérée par des autochtones » lorsque son conseil ou corps décisionnel est à 100 % autochtone et son personnel composé au minimum à 70 % d’autochtones. Si les organisations n’atteignant pas ce seuil de composition peuvent tout de même décider de soumettre leur candidature, c’est à la condition que leur demande incorpore un plan prévoyant d’habiliter une direction et un corps décisionnels à 100 % autochtones.

Le Collectif NDN définit les peuples autochtones comme des communautés ethniques dont les ancêtres descendent des habitants originaux les plus anciens d’une région donnée, par opposition aux groupes qui se sont installés, ont occupé et/ou colonisé cette région de manière plus récente. La terre sur laquelle nous vivons et les ressources naturelles desquelles nous dépendons sont inextricablement liées à nos identités, nos cultures, nos moyens de subsistance, mais aussi à notre bien-être physique et spirituel. La population totale des peuples autochtones est estimée à environ 370 millions de personnes à travers le monde (5 % de la population mondiale). Nous parlons de peuples autochtones au pluriel afin de reconnaître la diversité des individus s’identifiant à ce terme, condensée en un nom singulier à travers l’Histoire dans le but de regrouper nos peuples au lieu de reconnaître nos différences et notre diversité. Cette vision est conforme à la Déclaration des Nations-Unies sur les droits des peuples autochtones.

La vérification de votre régime fiscal fait partie des conditions d’admission, et s’applique entre autres aux tribus, SARL, ONG et groupes utilisant un parrain/agent fiscal. Le justificatif fourni doit être issu du service des impôts américain (IRS) ou du service équivalent pour votre pays. Si vous ne disposez pas d’un tel justificatif de régime fiscal et êtes en partenariat avec un parrain fiscal, veuillez fournir le justificatif de régime fiscal de votre parrain fiscal.

DES SOLUTIONS COMMUNAUTAIRES

Ce programme met l’accent sur les solutions communautaires, nous encourageons donc les nations et organisations de plus grande envergure à s’organiser au sein de leurs divers départements afin de soumettre une candidature qui reflète leurs efforts communautaires de défense, développement et décolonisation.

L’intention du Collectif NDN est d’apporter un soutien significatif dans plusieurs régions. Par conséquent, les candidats devront décrire leurs efforts d’autodétermination communautaire dans l’un des domaines d’action suivants qui correspond le mieux aux intentions et aux objectifs de leur communauté. Des initiatives nouvelles ou qui se sont diversifiées, ou le renforcement des capacités des efforts et des entités existants peuvent également être soutenus.  

DOMAINES D’ACTION

1. DÉFENDRE — Défendre les terres, l’air, l’eau et les ressources naturelles de nos peuples, communautés et nations autochtones. 

Ces efforts peuvent porter, entre autre, sur la protection et la réappropriation des terres, de l’eau et des ressources naturelles, sous la forme : 

  • d’efforts communautaires militants de base de première ligne visant à organiser la défense et la protection de l’eau, de l’air et de la terre contre l’exploitation perpétrée par les industries extractives ;  
  • d’efforts et de mouvements environnementaux gérés par des autochtones visant à stopper l’extraction des ressources naturelles de la terre sur ou à proximité des territoires tribaux ;  
  • d’efforts d’action directe relevant du mouvement en faveur du climat et de la justice environnementale. 

2. DÉVELOPPER — Développer nos peuples, communautés et nations autochtones d’une manière résiliente et régénératrice, basée sur nos valeurs et notre lien avec notre terre, notre culture et notre identité.     

Ces efforts peuvent porter, entre autre, sur le développement/la résilience de la communauté et de l’économie sur la base de principes durables et régénérateurs, et sur les solutions de réduction du changement climatique prenant la forme : 

  • d’initiatives relevant de la sécurité et de la souveraineté alimentaires instaurant des systèmes alimentaires durables et communautaires/partagés dans les domaines suivants : agriculture, jardins potagers, récolte et transformation alimentaires, pêche et chasse, gestion durable du bétail, banques alimentaires et distribution alimentaire ;  
  • d’initiatives communautaires liées à l’eau ou visant la protection ou le développement de sources d’eau potable communautaires : pompes à eau ou puits, systèmes de purification et d’assainissement des eaux, systèmes écologiques de traitement des eaux notamment les systèmes de marais artificiels, d’eaux grises, de toilettes à compostage et de biorestauration des sols et eaux contaminés ;  
  • de l’organisation et de la mise en œuvre au niveau communautaire de solutions durables, régénératrices et innovantes encourageant la participation et la résilience des collectivités ; 
  • de sources d’énergies renouvelables telles que les énergies éoliennes, solaires, et géothermiques ;  
  • d’une transition énergétique juste du point de vue environnemental, social et économique, qui réduit les émissions et l’empreinte carbone et d’initiatives de carboneutralité ;  
  • de planification financière et de transition vers des flux de rentrées alternatifs basés sur des principes de développement économique et communautaire régénératifs ;  
  • du développement ou de l’amélioration résiliente et régénérative d’infrastructures, parmi lesquels, le logement, la large bande ou connexion Internet d’une vitesse ou capacité supérieure ; une mise à niveau des systèmes logiciels et une formation technologique visant à soutenir les télé-compétences nécessaires pour apprendre en ligne, accéder aux services santé virtuels, mener une activité professionnelle et accéder aux services de communications les plus récents ;  
  • d’investissements de capitaux pour une mobilité économique permettant de diversifier les économies, pour le développement régénératif d’entreprises sur le long terme dans divers secteurs, notamment pour réduire les risques liés à un investissement plus conséquent ; d’investissements visant au renforcement des capacités individuelles à travers l’éducation, la formation et l’expertise-conseil pour des leaders mieux préparés à créer des économies et une infrastructure justes et résilientes.  

3. DÉCOLONISER — Revitaliser, reconnaître et célébrer nos cérémonies, nos cultures, nos langues et nos modes de vie autochtones.  

Ces efforts peuvent porter, entre autre, sur la transmission intergénérationnelle et la continuité de la langue, de la culture, des pratiques cérémonielles, de la gouvernance traditionnelle et des structures décisionnelles et des modes de vie, comme :  

  • la transformation, le développement ou la transition vers une gouvernance et un leadership fondés sur des valeurs autochtones, des pratiques faisant état de réformes constitutionnelles, de la réintégration de structures de gouvernance traditionnelles ou décentralisées et de pratiques de prise de décision basées sur le consensus ;  
  • la santé et la sécurité autochtones, notamment se réapproprier les domaines de la santé, du bien-être, des soins communautaires, des pratiques de guérison et des pratiques médicinales autochtones, y compris ce qui relève du soutien social, émotionnel et culturel ;  
  • la revitalisation des langues à travers des programmes d’immersion communautaires, des programmes de formation d’apprentis et de formation d’enseignants et des foyers de revitalisation linguistique ;  
  • les modèles d’éducation décolonisée ; 
  • les initiatives communautaires, familiales et jeunesse visant à rétablir, renouveler et soutenir les langues, les pratiques culturelles, la créativité et les modes de vie autochtones ;  
  • les efforts d’harmonie, de sécurité et de protection communautaires, notamment ceux abordant les violences physiques et sexuelles ; les initiatives de résolution de conflit et de maintien de la paix autochtones, et les pratiques, protocoles et enseignements de justice réparatrice communautaire.